De petits changements alimentaires peuvent changer le microbiote

Juil

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juillet 28 , 2015 | No Comments

De petits changements alimentaires peuvent changer le microbiote

De petits changements alimentaires peuvent changer le microbiote

De petits changements alimentaires peuvent changer le microbiote

Les chercheurs se sont récemment aperçus que des changements alimentaires minimes dans un régime efficace, comme les changements saisonniers peuvent modifier le microbiote intestinal. La composition des groupes de bactéries qui vivent dans le microbiote intestinal varie au cours de l’année afin de s’adapter aux différents aliments qui sont consommés pendant l’année en fonctions des saisons. Les bactéries qui seront capables de transformer les fruits et les légumes sont par exemple plus abondantes en été alors que les bactéries qui s’attaquent aux matières grasses prédominent en hivers. Les chercheurs de l’Université de Chicago ont en effet réussi à identifier des preuves d’une altération périodique du microbiote. Ils se sont intéressés aux habitudes alimentaires des Hutteites d’Amérique du Nord, les repas collectifs de ses communautés ont ainsi permis aux chercheurs d’étudier les effets d’une alimentation commune sur un vaste groupe et pendant une longue période.

L’importance de la composition du microbiote intestinal

Les études précédentes ont déjà prouvé l’importance de la composition du microbiote intestinal pour la digestion des aliments, entretenir l’immunité contre les aliments et même pour préserver l’équilibre mental. Les chercheurs ont aussi démontré que les maladies et la prise d’antibiotiques peuvent altérer de façon importante le microbiote intestinal. Il est donc important, pour assurer un bon développement du microbiote de jouer sur la composition du régime alimentaire, puisque ce sont les aliments consommés qui nourrissent les bactéries qui composent le microbiote. Toutefois, il est difficile d’étudier le processus par lequel l’alimentation consommée à une action directe sur le microbiote intestinal. En effet les habitudes alimentaires varient considérablement d’un individu à l’autre et certains facteurs environnementaux rentrent aussi en compte (modes de vie différents, conditions climatiques différentes…)

C’est donc pour minimiser au maximum l’impact de ces facteurs environnementaux que les chercheurs de l’université de Chicago se sont intéressés aux Hutterites, une population originaire d’Europe qui a migré en Amérique du Nord entre 1874 et 1879, qui vit actuellement aux États-Unis à l’ouest du Canada. Les Hutterites habitent en fait des fermes communautaires et prennent des repas communautaires qui sont préparés à partir de recette traditionnelle très similaire d’une colonie à une autre. De plus, les membres d’une colonie n’ont pratiquement pas de contact avec des individus extérieurs, ce qui permet aux individus de présenter un patrimoine héréditaire très homogène.

Les chercheurs se sont donc intéressés à 60 Hutterites de 6 colonies sur une année, ils ont dû répondre à des questionnaires détaillés sur leurs habitudes alimentaires. Ensuite pendant toute la période d’étude les chercheurs ont prélevé des échantillons de selles afin de trouver des séquences génétiques des bactéries du microbiote. Avec ces analyses, les chercheurs ont pu vérifier que l’alimentation des Hutterites reste relativement stable tout au long de l’année, toutefois, en été les membres de la colonie consomment plus de fruit et de légumes, alors qu’en hiversils consomment surtout des produits surgelés et des aliments en conserve. Les chercheurs ont ainsi pu observer que le microbiote répondait à ces changements en modifiant de façon radicale le nombre de certaines populations de bactéries. Ainsi, en été les bacteroidetes, qui sont chargés de digérer les glucides complexes et qui sont nécessaire à la transformation des fruits et des légumes frais sont présent en plus grand nombre. En revanche, en hivers, ce sont plutôt les actinobactéries, qui sont associées à la transformation des matières grasses et à la diminution du contenu de fibre dans l’alimentation. Les chercheurs ont aussi constaté des altérations équivalentes pour d’autres groupes de bactéries aux mêmes périodes de l’année, mais dont les associations alimentaires restent inconnues à ce jour. Les chercheurs ont d’ailleurs pu observer que la tendance était la même dans toutes les autres colonies étudies.

Selon les chercheurs de cette étude, les résultats obtenus pourraient être utilisés sur le reste de la population pour équilibrer le microbiote. En effet bien que les Hutterites vivent de façon relativement isolée, ils utilisent les technologies et la médecine actuelles, leur mode de vie est donc assez proche de celui du reste de la population.

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