Obésité et troubles de l’appétit – Le problème comportemental

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septembre 1 , 2015 | No Comments

Obésité et troubles de l’appétit – Le problème comportemental

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Obésité et troubles de l’appétit – Le problème comportemental

D’après une étude publiée dans la revue américaine Neurophysiological pathways to obesity, l’obésité s’expliquerait en grande partie par une exposition à un environnement qui se caractérise par un accès excessif à la nourriture appuyé par un marketing de plus en plus agressif. La publicité continue conduirait donc les individus à succomber beaucoup plus facilement sans pouvoir se réfréner. Cette étude permet ainsi de répertorier certains mécanismes neurophysiologiques qui seraient responsables de ce comportement.

 

  • Les images de nourriture provoquent une sécrétion de dopamine qui donne envie de manger.
  • Le stress et la nervosité provoquent une augmentation des besoins calorifiques, ce qui crée une préférence naturelle pour les aliments sucrés et gras qui fournissent de l’énergie en grande quantité.
  • La mise en place de stratégie atavique qui provoque une surconsommation naturelle pour faire face à des aliments nouveaux.
  • Une difficulté importante à estimer visuellement les calories contenues dans les potions, puisque l’estimation est essentiellement basée sur le volume, et non la densité des aliments.
  • Le manque de temps qui crée une préférence naturelle pour les aliments simples à manger.
  • La présence de « neurones miroir » qui favorise le comportement d’imitation, qui va donc pousser l’individu à une surconsommation familiale.
  • Les réponses conditionnées à certains types de stimulus qui associent la nourriture à sensation de plaisir.
  • La publicité qui crée un conditionnement pour certains types d’aliments, parfois à l’aide de messages subliminaux.
  • Une identification aux célébrités ou aux personnes de l’entourage de l’individu qui promeuvent certains aliments.
  • Une consommation impulsive, déclenchée par un manque de contrôle des pulsions.
  • Des habitudes alimentaires qui se basent sur des signaux de satiété externes plutôt qu’internes : Cette cause d’obésité a été démontrée en analysant les facteurs qui déclenchaient l’arrêt du repas chez des personnes présentant un IMC normal par rapport à des personnes obèses. Il a ainsi été prouvé que les personnes normales favorisaient les signaux de satiété interne («je n’ai plus faim, j’arrête de manger »), tandis que les personnes obèses se fiaient à des signaux externes en estimant la nourriture à absorber avant d’arrêter de manger (« j’arrêterai de manger quand j’aurai fini mon assiette »).
  • La privation de sommeil qui favorise les risques d’obésité : Les chercheurs ont ainsi découvert une association entre une IMC élevée et une durée de sommeil courte. Ce lien de causalité est même particulièrement important chez les enfants et chez les jeunes adultes. D’ailleurs, de récentes études ont démontré que le manque de sommeil provoque une augmentation des concentrations de ghréline, l’hormone qui stimule l’appétit.
  • Une addiction alimentaire déclenchée par certains types d’aliments : Les chercheurs ont en effet identifié un comportement addictif chez les rats obèses, qui provoque une consommation excessive de nourriture. Cette addiction est généralement provoquée par une consommation d’aliment très sucré, très salé ou couple gras et sel, suivi d’une période d’abstinence.
  • La vitesse d’ingestion des aliments : Une étude menée sur des enfants de 4 ans a ainsi démontré qu’en analysant le nombre de bouchées ingérées par minute, on pouvait estimer le risque que ces enfants soient obèses à l’âge de 6 ans. La vitesse. La vitesse à laquelle les enfants prennent leur repas pourrait ainsi être utilisée comme marqueur de dépistage des risques d’obésité infantile.

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